2018
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En mémoire du Père Piccirillo, dans le dixième anniversaire de sa mort

Un cours en mémoire du Père Piccirillo a été présenté par le Pr. Claudine Dauphin le 20 mars à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Dix ans après le départ du franciscain de la Custodie de Terre Sainte, archéologue de renommée internationale, son souvenir reste encore limpide. Son infatigable travail en tant qu’archéologue et chercheur fait que sa mémoire ne peut être oubliée. Le Pr. Claudine Dauphin en a parlé dans son cours, le premier d’un cycle de rencontres organisé par l’University of the Holy Land. Le sujet, dans sa spécificité, a été introduit par le titre : “Paradiseregained : the restoration of the Memorial of Moses on Mount Nebo (2008-2016)”, “Un paradis redécouvert : la restauration du Mémorial de Moïse sur le Mont Nébo (2008-2016)”. Le Père Michele Piccirillo a consacré, en effet, une grande partie de sa vie au Mont Nébo, mais il n’a pas pu voir l’œuvre terminée, puisqu’il est décédé en 2008.

Le Mémorial de Moïse, situé en Jordanie à l’ouest de Madaba, se dresse sur un terrain que les franciscains ont acquis en 1932 grâce à Fr. Jerome Mihaic. Le frère était ami avec plusieurs familles bédouines qui vivaient aux alentours du Jourdain. Par la collaboration directe du religieux avec l’émir Abdallah ibn al-Husayn I, il fit en sorte que la Custodie de Terre Sainte pût acquérir le sommet occidental du Siyagha des membres de la tribu wekhyan.
Après de longs travaux de restauration, le Mémorial de Moïse sur le Mont Nébo peut être aujourd’hui apprécié dans toute sa splendeur ; et ce, depuis l’inauguration en octobre 2016, qui a eu lieu aussi grâce à l’intervention de Fr. Eugenio Alliata qui a guidé les fouilles archéologiques de la basilique.

Dans son cours, le Pr. Claudine Dauphin a parcouru les étapes de la restauration du Mémorial en rappelant le travail irremplaçable du Père Michele Piccirillo.
« Le Père Piccirillo et moi étions amis – a raconté le professeur –. Je faisais de la recherche en Israël alors qu’il se trouvait souvent en Jordanie, mais il était toujours disponible pour échanger des informations ». Outre de nombreux étudiants, étaient aussi présents des professeurs du Studium Biblicum Franciscanum, parmi lesquels le doyen Fr. Rosario Pierri. « Ce fut une très grande perte que celle du Père Piccirillo » a continué le professeur.
Après son cours, un diaporama de photos de la Jordanie sur fond de chants grecs-orthodoxes, a clos la conférence. On a vu défiler les uns après les autres les lieux pour lesquels le frère archéologue a consacré la dernière partie de sa vie et qui, grâce à son travail, peuvent resplendir aujourd’hui de toute leur beauté.

Beatrice Guarrera

21/03/2018

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