2017
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Le défi spirituel du changement climatique

Des chefs religieux chrétiens, juifs et musulmans se sont réunis pour discuter du changement climatique, des défis qu’il soulève et des responsabilités qu’il engage.

RABBI YOANTAN NERIL
Fondateur du Centre interconfessionnel pour le développement durable
« Il ne s’agit pas d’une crise pour les oiseaux, les arbres ou les abeilles. Il s’agit d’une crise de l’homme, de la façon dont nous vivons, en tant qu’êtres spirituels dans un monde matériel. »

C’est sur ces mots qu’a commencé la conférence inter-religieuse pour le climat et l’énergie (The interfaith climate and energy conference), tenue au Jérusalem Press club du Centre Interreligieux pour le développement durable (The Interfaith Center for Sustainable Development) avec l’objectif d’évoquer l’urgence du changement climatique.

RABBI YOANTAN NERIL
Fondateur du Centre interconfessionnel pour le développement durable
« La raison pour laquelle nous nous sommes rencontré aujourd’hui, autour de chefs religieux juifs, chrétiens et musulmans de Jérusalem et de Terre Sainte, consiste à prouver que les responsables religieux ont particulièrement à cœur cette question. »

Ainsi, le chef de file des tribunaux islamiques en Israël Kadi Iyad Zahalha, le rabbin David Rosen, directeur des affaires internationales Interreligieuses, et le Custode de Terre Sainte, le père Francesco Patton, se sont réunis pour discuter de ce que les scientifiques considèrent comme la plus grande menace pour la santé mondiale du XXIème siècle.

Dans un contexte où le climat se réchauffe, depuis plus de 30 ans, progressivement et sans interruption, avec une température moyenne mondiale et une concentration record du dioxyde de carbone et des effets désastreux sur l’environnement, l’économie et la santé, les trois intervenants ont abordé le thème d’un point de vue inhabituel.

P. FRANCESCO PATTON, OFM
Custode de Terre Sainte
« Nous avons, en tant que chrétiens, un patrimoine de spiritualité écologique qui commence par les premières pages de la Bible qui parlent de la création en tant qu’œuvre de Dieu confiée aux hommes. C’est ainsi que toute l’humanité est responsable de la création. »

RABBI YOANTAN NERIL
Directeur international des affaires interreligieuses, AJC
« La première indication donnée à l’humanité, à Adam et Eve dans le jardin d’Eden, est de faire fructifier et de prendre soin de la création de Dieu, à savoir le développement durable. Si nous n’agissons pas de manière durable pour le monde, nous faisons en réalité insulte à Dieu ».

L’éducation et l’exemple personnel ont été les deux thèmes partagés par les trois intervenants. Il est essentiel d’intervenir dans les écoles et dans les milieux religieux pour sensibiliser les jeunes, il faut également, ce qui est plus exigeant encore, donner l’exemple dans la vie quotidienne.
« Être responsable de la planète, non seulement pour répondre à ce que Dieu nous a demandé, mais par respect pour les générations futures », note Zahalha.

L’objectif, selon le Custode, le père Patton, est la conversion écologique : changer soi-même et changer le monde. Comment ? En agissant ensemble avec toute la « famille humaine », comme l’a rappelé le pape François dans son encyclique Laudate si, dont le titre reprend le Cantique des Créatures de saint François d’Assise.

P. FRANCESCO PATTON, OFM
Custode de Terre Sainte
« Cette prise de conscience de faire partie d’une fraternité universelle est aussi ce qui nous fait comprendre comment au-delà des différentes religions qui professent et pratiquent différentes religions, en tant qu’hommes et femmes de bonne volonté, nous sommes tous appelés à prendre soin de nos frères, de nos sœurs, et de la terre, notre sœur mais aussi notre mère à nous ».

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