2014
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Trois jours de célébrations autour de saint François

« Buona festa ! », « Happy feast ! », « Bonne fête ! »… Ces joyeux échanges ont eu lieu, une fois n’est pas coutume, durant trois jours. La conjonction des fêtes juives de Kippour et musulmanes de l’Aïd el-Adha avait en effet amené la Custodie à modifier le déroulement des fêtes de saint François.

Ainsi, les premières vêpres ont été célébrées comme de coutume, vendredi, le 3 octobre, et la messe festive du 4 octobre a elle du être reportée au dimanche 5.

A Jérusalem, et en union avec tout l’Ordre des frères Mineurs et les fraternités de Terre Sainte, les premières vêpres furent présidées par le Custode frère Pierbattista Pizzaballa en l’église Saint-Sauveur de Jérusalem.

En ces jours de festivités, la Custode, dans un mot adressé aux frères de la Province avait particulièrement recommandé à leur prière la Syrie, la mission de la Custodie sur place et spécialement les frères des couvents de Knayeh et Yacoubieh, où la une situation se détériore de jour en jour.

Dans son homélie, le Custode parla de l’Evangile de la parabole des ouvriers envoyés à la vigne (Matthieu 20, 1-16) : plutôt que de nous plaindre de travailler dur, réjouissons-nous d’avoir été appelés par le Seigneur à travailler pour lui.

Lors de ces vêpres eut également lieu le renouvellement des vœux des frères qui n’ont pas encore fait leur profession solennelle et qui, un à un, se sont agenouillés devant le Custode pour ce nouvel engagement temporaire.

Faisant le lien avec l’Evangile, le Custode expliqua qu’ayant reçu la grâce d’être appelé à la vie religieuse, chaque frère se doit de donner sa vie avec bonheur et gratitude. C’est ainsi que le christianisme s’est développé : en voyant l’amour et la joie des premiers chrétiens, ainsi que la bonté et le sens de la justice de Dieu, si différente, les gens entourant les premières communautés ne pouvaient que se convertir.

Le Transitus, commémoration des derniers instants du petit pauvre d’Assise, se déroula dans une ambiance très recueillie et d’une façon très incarnée puisque l’assemblée toute entière s’agenouilla dans le noir regardant vers le tableau représentant la mort de saint François, pendant que l’on lisait le récit de ses derniers instants. L’assemblée à la fin de la célébration put vénérer une relique de saint François.

Le samedi 4, alors que la ville était plongée dans le silence, la Custodie le jour de la fête du saint célébrait l’engagement définitif dans l’ordre franciscain de frère David Grenier (voir article).

La messe du dimanche 5 octobre fut présidée par le dominicain P. Guy Tardivy, supérieur de la communauté du couvent Saint-Etienne. Les Franciscains étaient bien entourés pour célébrer dans la joie la fête de leur saint fondateur. Mgr William Shomali, évêque auxiliaire des Latins à Jérusalem, et Mgr Moussa El-Hage, évêque maronite de Terre Sainte, avaient pris place dans le chœur, et dans l’assemblée des représentants des autres confessions chrétiennes de Jérusalem : syriaques orthodoxes, arméniens, éthiopiens, grecs orthodoxes… tous étaient venus manifester leur amitié aux Franciscains. Comme de coutume, les consuls généraux des quatre nations latines protectrices des communautés chrétiennes avaient été invités. Etaient présents les Consuls Généraux d’Espagne de France, accompagnés des vice-consuls d’Italie et de Belgique, ainsi que de Madame le vice-consul de Turquie et un représentant des autorités civiles de la ville.

L’église était comble et la chorale de l’Institut Magnificat donnait voix aux prières des fidèles. L’homélie du P. Tardivy a porté sur les vies de saint Dominique et saint François, contemporains l’un de l’autre qui ont choisi des modes de vie alliant pauvreté et amour de l’Eglise. « Tout peut être résumé en un seul mot : aimer. Comme le Christ, de façon radicale. Puissions-nous vivre comme eux la radicalité de l’amour au service de l’Eglise et du monde. ».

La célébration fut suivie d’un rafraichissement offert à toute l’assemblée tandis que les hôtes particuliers des frères les accompagnèrent au réfectoire du couvent pour le repas. A la fin de ce festin joyeux et familial, cinq Dominicains et cinq Franciscains chantèrent en alternance les louanges du saint de l’autre congrégation. Un beau moment d’amitié venu clore ce triduum franciscain.

H.M

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